On parle du train mondain Où des parisien au départ à jeun Arrivent ivres à Brive Et durant trois jours s'enivrent Au point de ne même plus savoir Le montant de leur a-valoir Au point de voir leur gloire Devant tous les miroirs
Il devient nécessaire Dans la très grande aventure littéraire D'ajouter un couplet Que passe à la postérité Le vacarme au bord du Tarn Quand des oubliés s'acharnent A rimer Janicot Sur l'air de Mexico
Le samedi du salon A Gaillac Des écrivains Ont la sensation Qu'il se joue dans un hamac Leur destin
Aux derniers effluves Ils jurent d'entarter deux ou trois Tartuffe Puis enfin ils cuvent En rêvant d'Anne Letuffe Rêvant que la belle Toulousaine Le regard presque toujours zen Pour qu'la rime soit permise Qu'elle les portraitise
Quant au ternaire Ternoise Comme il sait qu'en d'autres Circonstances Ce serait l'ardoise Il sourit des offenses Se dit que la vie virtuelle Est sûrement la moins cruelle Mais j'crois qu'après trois verres Il retombe pamphlétaire
Le samedi du salon A Gaillac Des écrivains Ont la sensation Qu'il se joue dans un hamac Leur destin
Intro féminine : J’ comprends qu’t’en ai eu marre Dans un train ce s’rait une maison bleue Boire bouffer baiser On croyait que de rimer amour Les gens qui voient tout en noir Y'a eu Jordy avant moi Elle est à toi cette maison I font pas cinq pour cent et pourtant i insistent Un jour Oui, bonjour, ma France, enfin tu penses comme moi soixante ans j'fais du vélo parmi les badauds et les Même si certains s'amusent On parle du train mondain